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Les mariages, âge, dispense...

Les femmes doivent trouver un mari, comme le dit Daphne Bridgerton (La chronique des Bridgerton – Netflix – décembre 2020) :
« (...) If I’m unable to find a husband, I’ll be useless (...) » (Si je ne trouve pas de mari, je suis inutile).
Ce problème devient compliqué pour les plus jeune. Par exemple, chez les David, Madeleine, la dernière-née en 1902, est restée célibataire.
Chez les Morellon, Raymonde, la dernière-née en 1890, est restée célibataire jusqu’en 1939 pour se marier à 48 ans.

L’âge au mariage.
Nous avons regardé, à partir de tous les actes des registres de La Rochette (Saint-Pardoux – La Rochette, Creuse) entre 1712 et 1791 les âges des deux mariés, quand ils avaient été correctement renseignés par le curé officiant. Il s’agit d’une étude globale, pas uniquement sur nos ancêtres.
Pour ces 92 unions, nous obtenons les résultats suivants :

Age moyen au mariage Age mini au mariage Age maxi au mariage Commentaire
Femme 25 ans 12 ans et un mois 45 ans (veuve) 16% ont moins de 16 anset 10% ont moins de 14 ans
Homme 28 ans 14 ans et quatre mois 70 ans (veuf)

A titre de comparaison, pour la famille Morellon (Bord, Lhomet, Morellon, Mounille, Naute...), pour la même période (32 unions), nous obtenons :

Age moyen au mariage Age mini au mariage Age maxi au mariage Commentaire
Femme 24 ans 15 ans 45 ans (veuve) 40% ont 20 ans et moins
Homme 26 ans 18 ans 45 ans (veuf) 9% ont moins de 20 ans

Avant la révolution, l’âge minimal pour se marier est de 12 ans pour les filles et de 14 ans pour les garçons, ces limites provenant directement du droit romain. Les minimums sont ensuite portés à 15 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons en 1803.
Pour l’ensemble de la population des arbres, voici ce q
ue nous constatons pour les âges au mariage :

Les dispenses.

Sous l’ancien régime, les règles du mariage imposent diverses contraintes qui doivent être vérifiées par le curé célébrant.

Certaines de ces règles peuvent donner lieu à des dispenses, en particulier celles liées à la possible consanguinité pour les mariages entre cousins.
Parfois la dispense doit remonter jusqu’à Rome, en passant par un official local (un juge ecclésiastique).
Il en est ainsi pour Anne Lhomet et Pierre Tartari mariés le 30 avril 1765 à La Rochette. Voici l’acte rédigé par le curé de la Rochette, Deneupus :

''Le trente avril mille sept cent soixante-cinq vu la fulmination du Bref de notre Saint Père le Pape Clément obtenue par Pierre Tartari et Anne Lhoumet pour se faire dispenser de l’empêchement d’affinité (*) au troisième degré.
Ladite fulmination a été faite par Monsieur Mourellon official de Chénérailes le vingt avril de cette présente année mille sept cent soixante-cinq.
Après les fiançailles et la publication des Bans de mariage faites aux prônes de nos messes paroissiales le premier, le second et le troisième dimanche après Pâques qui étaient le quatorze, le vingt et un et le vingt-huit du mois d’avril de cette même année entre le dit Pierre Tartari veuf de Marie Galland, laboureur habitant le village de Satagnac, avec la dite Anne Lhoumet fille de Philippe Lhoumet sacristain et de Françoise Mounille son père et sa mère du village de Ceyva, tous de cette paroisse sans opposition et ne s’étant trouvé aucun empêchement, Je, curé soussigné, après avoir reçu leur mutuel consentement, les ai solennellement conjoins en mariage par paroles données.
Page de droite 2ème paragraphe

(*) Parents d’affinité veut dire parents par alliance.

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