Famille_genealogie_naissances

Les naissances

La sage-femme.
La plupart des grand-mères lointaines ont de nombreux enfants (quand elles ont la chance de ne pas décéder en couche) avec l’assistance d’une sage-femme.
Sous l’ancien régime, la sage-femme est élue par une assemblée de femmes, mais sous le contrôle d’un homme (le curé) qui vérifie que la personne choisie est vertueuse, bonne chrétienne et possède de l’expérience. La notion de bonne chrétienne est importante car la sage-femme a délégation du curé pour ondoyer (baptiser) un nouveau-né en cas de danger de décès. Au cours du 18ème siècle, le
contrôle de l’homme reste prégnant, le curé étant progressivement remplacé par un scientifique (un « homme de sciences »)

Les Parrain – Marraine.

Le rôle du parrain et de la marraine est important et est systématiquement indiqué dans les actes des baptêmes.
Le parrain et la marraine choisissent le nom de l'enfant : au baptême de Marie Clotilde Pélagie Dobigny en 1759 le curé note :
« ... Marie Clotilde Pélagie ... ainsi nommée par son parrain Nicolas Denizat et par sa marraine Clotilde Dobigny ... »
Dernier paragraphe de la page de droite


Les actes révèlent quelques surprises :

Le parrain est le curé : le parrain de Marianne Lhomet en 1783 est le curé de La Rochette, Annet Deneupus,
page de droite dernier paragraphe
Le parrain est le grand-père : le parrain de Jean-Baptiste Badollier en 1728 est son grand-père Daniel
page de gauche 2ème paragraphe
Le parrain est un personnage important : le parrain de Louis Scipion Joseph Devic en 1738 est Messire Louÿs Scipion Joseph de la Garde, Marquis de Chambonas et d’Auberoques, Seigneur Baron de Thénières et des états du Languedoc, etc ...
2ème paragraphe
La marraine est une personne importante : la marraine de François Morellon en 1740 est Dame Marie Anne Lentilhac de Gimel, chanoinesse de l'abbaye de Remiremont, dans les Vosges.
Page de droite dernier paragraphe

Les Témoins
Des témoins assistent aux baptêmes. Sous l’ancien régime, un des témoins peut être le maitre d’école (recteur des basses écoles) de la paroisse (par exemple
Nicolas Bailly l’ancien à Montagny-lès-Beaune dans les années 1720 ou un instituteur après la révolution (par exemple lors de la naissance de Marie Rose Pezet en 1815 : 2ème paragraphe.
Les témoins doivent en principe signer. Souvent, avant la révolution, ils ne savent pas écrire, donc pas signer. D’où la phrase dans les actes : « ...qui a déclaré ne savoir signer de ce interpellé(e)... ».
Page de droite dernier paragraphe.
Mais des enfants naissent sans témoins, enfants dits « naturels », qui sont baptisés et mentionnés dans les registres sous l’ancien régime. Après la révolution, il en est de même, baptême en moins. Nous retenons le cas de Jean Verdier, maire d’Albinhac en Aveyron qui relate le 20 novembre 1821 à sept heures du matin, que « [...] le sieur Guillaume Delmas âgé de cinquante-deux ans, sonneur des cloches [...] nous a présenté un enfant de sexe masculin qu’il nous a dit avoir trouvé ce matin abandonné à la porte de l’église dudit Albinhac, lequel enfant nous a paru être né la nuit précédente, auquel nous avons donné les prénoms de Jean Antoine et le nom d’Albinhac [...] »
acte n°13 2ème paragraphe.
Souhaitons à Jean Antoine d’Albinhac un scénario de vie aussi idyllique que celui que Maurice Tourneur donne à sa «
Bergère d’Ivry » plutôt que celui de la réelle bergère Aimée Millot en 1827.

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