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Les registres

Les registres d’état-civil sont tenus par le clergé sous l’ancien régime (les actes de Baptême Mariage et Sépulture (BMS)), puis après la loi du 20 septembre 1792 ils deviennent de la responsabilité d’un officier d’état civil qui doit tenir à jour les informations des Naissances, Mariages et Décès (NMD).
Ces registres ont été numérisés et sont accessibles depuis Internet

La rédaction des actes

La langue utilisée

Ils sont écrits en latin jusqu’à l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 qui impose la tenue des registres en français et non plus en latin.
Mais il existe des anomalies, comme en Moselle où les registres restent tenus en latin jusqu’en 1750 à Rettel. L’acte de baptême de François André en janvier 1741 stipule « [...] baptizatus est Franciscus filius legitimus Jacobi André et Margaritha Maller [...] »

Vue 84/91 page de gauche dernier paragraphe
Il existe dans le français utilisé dans les actes sous l’ancien régime quelques verbes anciens comme « ensépulturer » (ensevelir une personne décédée) qui fait penser aux verbes créés en Afrique francophone comme « camembérer » (sentir fort des pieds) au Sénégal.
C’est le verbe utilisé pour les funérailles de Pierre Biet en septembre 1612 à Gévezé en Ille et Vilaine.
Page de droite 2ème paragraphe

Bons et mauvais élèves

Sous l’ancien régime, les registres sont plus ou moins bien tenus, selon le bon vouloir du curé de la paroisse.

Mauvais élève

Voici un exemple que l’on pourrait qualifier d’ « écriture de docteur » à Hédé (Ille et Vilaine) en 1618 :

Bon élève

En revanche, à La Ferté-Milon en 1721, tout est clair et lisible :

Le passage de témoins
La fin de la tenue des BMS en Creuse semble plutôt calme. Le curé de la Rochette, Annet Deneupus, indique déjà en novembre 1792 « [...] l’an premier de la République Française [...] » dans un acte de naissance :

Et le registre BMS est clos par le maire François Fourot le 6 janvier 1793 :

Fin sanglante en Maine et Loire
En revanche, dans le Maine et Loire,
la transition est sanglante. Le curé de Saint-Denis-de-la-Plaine, Joseph Moreau, est guillotiné à Angers en 1794 et Jacques Roullier, l’oncle de Jacques Davy/David, est « mort à l’armée » qui n’est pas celle de la république.

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